5.2 Enregistreurs de perturbations

Vitrine 3D Suite

Ces appareils enregistrent, lors d’incidents, les grandeurs électriques analo-giques (courants et tensions)  et logiques (signalisations).
Avec la consignation d’états, ces appareils sont indispensables pour analyser les incidents et le comportement des équipements. Ils ont joué un rôle essentiel dans la connaissance des court-circuits sur les ouvrages, en particulier sur les lignes. C’est notamment grâce à eux que l’on a déterminé que la très grande majorité des courts-circuits étaient monophasés et fugitifs, ce qui  a permis de développer la reprise de service automatique.
Le principe de base de ces appareils est d’enregistrer en permanence afin d’avoir « la mémoire » des grandeurs et signalisations avant l’incident*, mais aussi à son début, car la sauvegarde de l’enregistrement n’est pas instantané (temps de mise en route des protections).
L’arrivée, au milieu des années 1980, des perturbographes électroniques a permis de faire un saut qualitatif important dans l’analyse des incidents ; ils ont, entre autre, permis d’améliorer la connaissance des défauts.

ost-161-1ost-161-2* Il y a eu auparavant (années 1930-40) des enregistreurs sans mémoire, avec un dispositif de démarrage très rapide.

 

1-oscillo-s2-oscillo3-oscillo4-oscillo0scilloperturbographe Type S – Sadir Carpentier – Années 1960 – Largeur : 34 cm.
Cette version a été mise au point en 1951.
Il a existé dès les années 1940, avec des appareils très volumineux.
Fabriqué au départ par Sadir Carpentier puis par la CSF.
Enregistre 7 grandeurs électriques et 12 signalisations (grandeurs « tout ou rien »).
Réaliser une mémoire, avec les moyens actuels, est très simple, avec l’électromécanique c’est beaucoup plus compliqué. L’astuce a été d’imaginer  un cylindre encré, tournant en permanence, sur lequel tracent des styles d’équipages oscillographiques pour les grandeurs analogiques et dits tops pour les signalisations. La sauvegarde de l’enregistrement, par un ordre issu des protections, est effectuée en appliquant le papier d’un rouleau, environ ¼ de tour après l’endroit du traçage, ce qui réalise une « mémoire » d’environ 0,5 s. Le  cylindre est réencré ¼ de tour après, ce qui efface l’enregistrement.
Comme cet appareil fonctionnait en permanence il nécessitait un entretien important : nettoyage, remplacement de pièces, … entretien de moins en moins effectué. Si bien qu’au moment de l’arrivée des enregistreurs électroniques, au milieu des années 1980, les enregistrements étaient fréquemment de mauvaise qualité ; quand il y en avait ! Ce n’est qu’avec ces nouveaux appareils que l’on a pu, à nouveau, analyser pleinement les incidents.
Inconvénient : les enregistrements n’étaient pas horodatés, ce qui rendait délicat l’analyse, notamment lorsqu’il y avait un grand nombre de défauts en période d’orages.

Installation : un appareil pour 2 ou 4 départs. 

5-s-41-n-500scilloperturbographe – S 41 N 50 – THOMSON-CSF – 1970 (?) – 34 cm.
Evolution du S.
enregistre 8 grandeurs analogiques et 14 « tops ».
Possibilité d’utiliser des rouleaux de papier de 100 m au lieu de 30.
Un dispositif d’horodatage a été testé sur quelques appareils ;  Il n’a pas été généralisé. 

6-sorelSorel EPCR – THOMSON-CSF – 1984 – 19″.
Enregistreur à mémoire électronique.
8 voies analogiques, 16 voies logiques.
Horodatage au centième de secondes, synchronisable.
Restitution sur papier métallisé.
Pas d’entretien notable.

7-ua-250UA 250 – Enertec – 1984 – 19″.
Fait partie du système TPE 2000.
Unité d’acquisition de 8 voies analogiques (courants et tensions) et 16 voies logiques (signalisations). Horodatage au centième de secondes, synchronisable.
Les enregistrements sont sauvegardés sur des « cartettes », extractibles.
Restitution locale avec l’UR 2000, par transmission ou lecture des cartettes, sur une imprimante graphique.
Télérelève, par le réseau téléphonique commuté (RTC) et restitution avec l’UR 2000-1 PC.

8-tpe-2000Armoire TPE 2000 PA-PCG – SCLE – Années 1990 – 60 cm.
Cette armoire, dont il existe plusieurs variantes, inclu :
– le RH 2002* de 1992 pour la synchronisation horaire par les signaux 162 kHz de France Inter, ou par GPS ;
– une unité de restitution UR 2000, pour jusqu’à 24 UA 250-1 ;
– une télémémoire TM 3000, de 1990 (qualifié nationalement en 1995), qui stocke les relevés des CDE pour permettre la Télérelève
– un terminal vidéo V5000 ;
– un clavier ;
– deux modems : un pour l’UR, un pour la télémémoire.
La Télérelève est effectuée par l’intermédiaire du réseau téléphonique commuté (RTC) avec un gestionnaire de Télérelève de réseau GSTRSX 3000.
Le poste de Télérelève comprend un gestionnaire de réseau, deux modems, un PC avec son clavier et une imprimante graphique.
Le système permet de rapatrier d’autres appareils télérelevables : Qualimètre, comptages…
Cet ensemble permet, entre autre, aux exploitants de réaliser des analyses d’incidents en « temps réel ».
* Le 1er Appareil, le RH 2000, est de 1988.

9-gstrsxGSTRSX 3000 – APV34/1 – SCLE, apitel – Années 1990 – 19″.
le GSTRSX, associé au modem APV34/1, gère la télérelève sur le Réseau Téléphonique

10-pasdip1PASDIP1 et modem – Cisco 1800  – Fin des années 2010 – 19″.
Equipe les fileries numériques Electre.
Gère la consignation d’état et la perturbograhie ainsi que la télérelève, avec le modem.

 

4 réflexions au sujet de « 5.2 Enregistreurs de perturbations »

    • Bonjour,
      Nous ne disposons pas de ce manuel, je vous invite à vous rapprocher du constructeur (General Electric) qui a repris les activités de Alstom, ex Enertec fabricant du matériel. Vous pouvez également vous rapprocher de RTE qui exploite encore ce type de matériel.
      Cordialement

    • Bonjour,
      L’armoire oscilloperturbographie regroupe des équipements destinés à enregistrer les signaux tensions et courants, ainsi que quelques signaux logiques, lors d’événements sur le réseau (courts-circuits essentiellement). Elle permet d’interroger à distance ces équipements via une connexion téléphonique.
      L’armoire RTU est l’interface avec le système de téléconduite qui permet de surveiller et conduire le poste électrique à distance, le support de télécommunications utilisé est dédié à cet usage, généralement.

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